Borne de Recharge IRVE 2026 : Aides, Prix et Installation après la Suppression du Crédit d’Impôt

Borne de Recharge IRVE 2026 : Aides, Prix et Installation après la Suppression du Crédit d’Impôt

Le guide complet pour installer votre borne de recharge a domicile en 2026 — aides reelles apres la suppression du credit d’impot, prix par puissance, norme IRVE.

⚡ Mis à jour le 2026-05-20 — Le crédit d’impôt borne de recharge a été SUPPRIMÉ au 1er janvier 2026. Ce guide détaille les alternatives réellement disponibles cette année.
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Depuis le 1er janvier 2026, le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) dédié aux bornes de recharge IRVE pour les particuliers en maison individuelle n’existe plus. Supprimé par la loi de finances 2025 votée fin 2024, ce dispositif permettait jusqu’alors de déduire 75 % du coût TTC de l’installation, dans la limite de 500 euros par foyer fiscal. Cette suppression modifie profondément l’équation financière pour tout propriétaire souhaitant équiper son domicile d’une borne wallbox en 2026. Pourtant, d’autres mécanismes subsistent ou ont été renforcés : TVA à taux réduit de 5,5 %, programme Advenir pour les copropriétés, aides régionales et locales, optimisation via le pilotage en heures creuses ou le couplage avec des panneaux photovoltaïques. Ce guide complet fait le point sur chaque aide encore accessible en 2026, les prix réels d’une installation par puissance, les obligations réglementaires liées à la mention IRVE, et les stratégies pour réduire la facture globale sans se fier à une aide fiscale désormais éteinte. Toutes les informations reposent sur des sources officielles : Advenir, ADEME, AFIREV, legifrance.gouv.fr et les textes réglementaires en vigueur.

1. Quelles aides borne de recharge IRVE en 2026 après la suppression du crédit d’impôt

La disparition du crédit d’impôt IRVE au 1er janvier 2026 constitue un tournant majeur pour les ménages envisageant l’installation d’une borne de recharge à domicile. Pendant plusieurs années, ce dispositif avait soutenu l’essor du marché résidentiel en France, contribuant à l’installation de 1,8 million de bornes résidentielles recensées fin 2025. L’objectif national est d’atteindre 2 millions d’unités fin 2026, mais cette fois sans ce levier fiscal direct pour les maisons individuelles. Il convient donc de recenser avec précision les dispositifs qui perdurent.

Ce qui a disparu : Le crédit d’impôt de 75 % du montant TTC, plafonné à 500 euros par foyer, applicable en 2024 et 2025 pour toute installation en maison individuelle ou dans un logement dont le propriétaire occupe. Cette niche fiscale ne figure plus dans le code général des impôts à compter du 1er janvier 2026. Aucune mesure transitoire n’a été prévue pour les installations réalisées après cette date.

Ce qui subsiste en 2026 : Plusieurs leviers restent actifs et cumulables, selon le profil du demandeur et la nature du logement.

  • La TVA à taux réduit de 5,5 % sur la fourniture et la pose de la borne, pour tout logement de plus de deux ans, réalisée par un professionnel qualifié IRVE. Cette réduction s’applique directement sur la facture et représente une économie concrète.
  • Le programme Advenir, géré par l’AFIREV, réservé aux copropriétés dotées d’un parking collectif. Il prend en charge jusqu’à 50 % du coût HT dans la limite de 960 euros HT par point de charge individuel ou 1 660 euros HT par point partagé.
  • Les aides régionales et locales, variables selon les collectivités, pouvant atteindre 500 euros dans certaines métropoles.
  • Les tarifs heures creuses via un compteur Linky, permettant de diviser par deux à trois le coût unitaire de la recharge nocturne.
  • Le couplage avec des panneaux solaires, qui permet d’autoconsommer l’énergie produite et d’approcher le coût marginal de la recharge.

Il est important de noter que certains dispositifs, comme MaPrimeRénov’, ne couvrent pas l’installation d’une borne IRVE. Cette aide est strictement réservée aux travaux d’isolation thermique, de chauffage ou de ventilation. De même, les CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) ne disposent pas en 2026 d’une fiche standardisée dédiée à la recharge résidentielle individuelle. L’absence du CITE rend donc plus que jamais indispensable la comparaison de devis auprès d’installateurs certifiés IRVE et la connaissance précise des aides locales disponibles.

La stratégie optimale en 2026 consiste à cumuler la TVA réduite, une aide régionale si disponible, et un contrat d’électricité avec option heures creuses. Pour les copropriétés, le programme Advenir vient s’ajouter à cet ensemble. Dans tous les cas, le recours à un installateur mentionné IRVE niveau 1 ou niveau 2 est non seulement une obligation légale au-delà de 3,7 kW, mais aussi une condition sine qua non pour bénéficier des aides encore en vigueur.

2. TVA 5,5 % sur la borne de recharge : conditions précises 2026

La TVA à taux réduit de 5,5 % constitue, en 2026, l’une des rares aides directes encore accessibles aux propriétaires de maisons individuelles souhaitant installer une borne de recharge. Elle ne doit pas être confondue avec le taux intermédiaire de 10 % applicable à certains travaux de rénovation courante. Le taux de 5,5 % est celui réservé aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique des logements, et son application aux bornes IRVE est explicitement prévue par l’article 278-0 bis A du code général des impôts.

Conditions cumulatives pour bénéficier du taux de 5,5 % en 2026 :

  • Logement de plus de deux ans : Le local doit être achevé depuis au moins deux ans à la date de début des travaux. Les constructions neuves ou en cours d’achèvement sont exclues du dispositif.
  • Usage résidentiel : Le logement doit être à usage d’habitation principale ou secondaire. Les locaux à usage exclusivement commercial sont exclus.
  • Réalisation par un professionnel qualifié IRVE : L’installation doit être effectuée par une entreprise détenant la mention IRVE niveau 1 (pour les installations jusqu’à 3,7 kW en alternatif monophasé) ou la mention IRVE niveau 2 (pour les installations supérieures à 3,7 kW). Cette qualification est délivrée par des organismes accrédités comme QUALIFELEC, AFPA ou d’autres organismes reconnus.
  • Fourniture et pose simultanées : La TVA réduite s’applique à l’ensemble de la prestation, matériel compris, à condition que la fourniture de la borne soit réalisée dans le cadre du marché de pose. Si le particulier achète lui-même la borne et ne fait appel au professionnel que pour la pose, les deux prestations sont soumises à des règles distinctes.
  • Attestation signée par le client : Le client doit remettre à l’installateur une attestation sur l’honneur confirmant que le logement est bien achevé depuis plus de deux ans et que les travaux portent sur un local à usage d’habitation. L’installateur est tenu de conserver ce document.

Ce que couvre la TVA à 5,5 % concrètement : Elle s’applique à la borne de recharge elle-même (wallbox), aux accessoires nécessaires à son installation (câbles, protection différentielle, parafoudre si nécessaire), à la main-d’œuvre de l’installateur pour la pose, et aux travaux connexes directement liés à l’installation (percement de paroi, cheminement de câble, raccordement au tableau électrique). En revanche, la mise aux normes complète du tableau électrique non directement liée à la borne peut être soumise à un taux différent.

Quantification de l’avantage : Sur une installation complète facturée 1 200 euros HT, l’application du taux de 5,5 % au lieu du taux normal de 20 % représente une économie de 174 euros. Sur une installation à 2 000 euros HT, l’économie monte à 290 euros. Bien que moindre que l’ancien crédit d’impôt, cet avantage est automatique, sans démarche administrative post-installation, et s’applique à la totalité de la facture sans plafond d’assiette particulier.

La mention IRVE de l’installateur est vérifiable sur le site de l’organisme certificateur concerné. Il est vivement recommandé de demander le numéro de certification et de le vérifier avant de signer tout devis, sous peine de se voir appliquer le taux normal de 20 % en cas de contrôle fiscal, l’entreprise étant dans l’obligation de régulariser la TVA collectée à tort.

3. Programme Advenir 2026 : 600 à 1 660 € HT pour les copropriétés

Le programme Advenir est le principal dispositif public de soutien à l’installation de bornes de recharge dans les lieux de vie collectifs. Géré par l’AFIREV (Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules) et financé dans le cadre du plan national IRVE, il est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 avec une enveloppe totale de 520 millions d’euros sur la période. En 2026, ses modalités ont été clarifiées et stabilisées après plusieurs révisions.

À qui s’adresse Advenir en 2026 ? Le programme est réservé aux copropriétés disposant d’un parking collectif. Les maisons individuelles avec garage privatif ne sont pas éligibles à Advenir. L’éligibilité concerne :

  • Les copropriétés résidentielles équipant leurs parkings collectifs de points de charge accessibles à un ou plusieurs occupants.
  • Les bailleurs sociaux souhaitant équiper leurs résidences en points de charge.
  • Les copropriétés à usage mixte (résidentiel et commercial) pour la part résidentielle.

Montants des aides Advenir 2026 :

  • Point de charge individuel en copropriété : 50 % du coût HT de l’infrastructure, plafonné à 960 euros HT par point de charge. Ce montant couvre la borne, son raccordement et les travaux de génie civil associés.
  • Point de charge collectif partagé : 50 % du coût HT plafonné à 1 660 euros HT par point de charge accessible à plusieurs utilisateurs dans la copropriété.
  • Infrastructure collective (colonne montante, tableau de distribution) : L’aide peut également couvrir la part d’infrastructure collective dans la limite des plafonds précités, répartie entre les points de charge installés.

Conditions techniques pour bénéficier d’Advenir : Les bornes financées doivent respecter plusieurs critères techniques stricts, alignés sur la réglementation IRVE en vigueur.

  • Installation réalisée par un professionnel titulaire de la mention IRVE niveau 2 minimum.
  • Borne conforme à la norme NF EN 61851 (mode 3 pour la charge en courant alternatif).
  • Prise de type 2 obligatoire, conforme aux standards européens.
  • Borne communicante supportant le protocole OCPP 1.6 ou supérieur, permettant le pilotage dynamique de la charge et le reporting de la consommation.
  • Respect de la norme NF C 15-100 et de son amendement A5 dédié aux IRVE résidentielles.

Procédure de demande Advenir : La demande doit être initiée avant le début des travaux sur la plateforme Advenir. L’installateur IRVE enregistre le dossier, réalise les travaux, et soumet la demande de subvention avec les justificatifs techniques et financiers. Le versement intervient après validation du dossier par l’AFIREV, généralement dans un délai de quatre à huit semaines après réception du dossier complet. Le copropriétaire ou le syndicat de copropriété n’a pas à avancer la totalité des fonds : l’installateur peut déduire l’aide Advenir directement de sa facture client sous réserve d’accord préalable.

L’aide Advenir est cumulable avec les aides régionales et locales ainsi qu’avec la TVA réduite à 5,5 %. En Île-de-France par exemple, un copropriétaire peut bénéficier simultanément d’Advenir (960 euros HT maximum) et de l’aide régionale de la Région Île-de-France (jusqu’à 500 euros), pour un soutien total pouvant approcher ou dépasser 1 400 euros par point de charge individuel.

4. Aides locales borne de recharge par région en 2026 (tableau)

En l’absence de crédit d’impôt national, les aides des collectivités territoriales prennent une importance accrue pour les particuliers cherchant à financer leur installation IRVE. Ces aides sont hétérogènes, certaines étant réservées aux copropriétés, d’autres ouvertes aux maisons individuelles, d’autres encore soumises à des conditions de ressources. Le tableau ci-dessous recense les dispositifs actifs ou reconduits en 2026, selon les informations disponibles auprès des collectivités concernées. Il convient de vérifier directement auprès de chaque collectivité les conditions d’attribution, les plafonds de ressources éventuels et les modalités de demande, ces dispositifs pouvant évoluer en cours d’année.

Région / Collectivité Dispositif Montant maximum Bénéficiaires Conditions principales
Île-de-France Aide régionale IRVE copropriété 500 € par point de charge Copropriétés Cumulable Advenir, installateur IRVE obligatoire
Occitanie Éco-chèque Occitanie 200 € par installation Particuliers résidentiels Maison individuelle éligible, logement principal
Pays de la Loire Aide mobilité électrique 250 € par foyer Ménages modestes Sous conditions de ressources, logement principal
Auvergne-Rhône-Alpes Aide collectivité variable Jusqu’à 300 € selon commune Particuliers et copropriétés Dispositif communal ou intercommunal, à vérifier localement
Nouvelle-Aquitaine Éco-Chèque Nouvelle-Aquitaine 150 à 200 € par installation Particuliers résidentiels Logement de plus de 2 ans, installateur qualifié
Grand Est Pas de dispositif régional dédié en 2026 Se renseigner auprès des EPCI locaux
Bretagne Aide Breizh Mobilité (en cours de reconduction) Jusqu’à 250 € Particuliers Sous réserve de reconduction du budget 2026
Normandie Aide Normandie Mobilité Électrique Jusqu’à 200 € Particuliers et professionnels Borne communicante OCPP recommandée
PACA Aide Métropole Aix-Marseille (dispositif local) Jusqu’à 300 € (métropole) Copropriétés et particuliers zone métropole Logement dans le périmètre métropolitain
Hauts-de-France Pas de dispositif régional spécifique IRVE en 2026 Aide possible via contrat Enedis ou collectivités locales

Ces données sont indicatives. La grande volatilité des budgets locaux impose de consulter directement le site de la région concernée, de l’intercommunalité ou du guichet de l’énergie local (ALEC, Espace Conseil France Rénov’) avant toute démarche. Certaines communes proposent également leurs propres dispositifs, non recensés ici faute d’exhaustivité nationale. Le cumul avec Advenir et la TVA à 5,5 % est généralement autorisé, mais doit être vérifié pour chaque aide spécifique.

5. Maison individuelle ou copropriété : quelles différences en 2026

La nature du logement conditionne radicalement l’accès aux aides disponibles en 2026 et les obligations techniques applicables. Maison individuelle et copropriété obéissent à des règles distinctes, tant sur le plan réglementaire que financier. La suppression du crédit d’impôt national a creusé davantage l’écart entre ces deux situations, les propriétaires de maisons individuelles se retrouvant dans une position moins favorable en termes de soutien public direct.

En maison individuelle :

Le propriétaire d’une maison individuelle dispose d’une liberté totale pour choisir l’emplacement de sa borne (garage, carport, façade extérieure), la puissance souhaitée et le modèle de wallbox. Il n’a besoin d’aucune autorisation de tiers pour procéder à l’installation. En revanche, les aides disponibles sont en 2026 limitées à la TVA à 5,5 % et aux dispositifs locaux (200 à 250 euros selon la région), sans accès à Advenir. Le coût net d’une installation standard en 7,4 kW reste donc à la charge du ménage à hauteur de 600 à 1 200 euros TTC environ, selon les aides locales cumulées.

Sur le plan technique, l’installation d’une borne supérieure à 3,7 kW est obligatoirement réalisée par un professionnel titulaire de la mention IRVE, conformément au décret n°2017-26 du 12 janvier 2017. En dessous de ce seuil, un électricien qualifié sans mention spécifique peut techniquement intervenir, mais les assureurs recommandent systématiquement de faire appel à un installateur IRVE pour une couverture optimale. La norme applicable est la NF C 15-100 et son amendement A5, qui définissent les protections électriques minimales à prévoir : disjoncteur différentiel 30 mA de type A ou B, protection contre les surintensités, et dans certains cas parafoudre selon la longueur de câble.

En copropriété :

La situation est plus complexe mais paradoxalement

Coupler borne IRVE et panneaux solaires : maison autonome 2026

L’association d’une installation photovoltaïque et d’une borne IRVE constitue, en 2026, l’une des optimisations économiques les plus rentables pour le propriétaire d’un véhicule électrique. Le principe repose sur l’autoconsommation directe : la production solaire couvre tout ou partie de la puissance appelée par la borne pendant les heures d’ensoleillement, réduisant mécaniquement le coût du kilowattheure rechargé.

Un dimensionnement courant associe une installation de 3 kWc en toiture à une Wallbox 7,4 kW monophasé. En pratique, une journée ensoleillée de printemps produit entre 12 et 18 kWh selon l’orientation et l’inclinaison. Une recharge de 40 kWh (autonomie standard d’un véhicule compact) nécessite environ 5 à 6 heures à 7,4 kW. Si le véhicule est branché en journée de 10h à 16h, la production solaire couvre 60 à 80 % de la charge selon la puissance de crête disponible, les pertes onduleur et la gestion de priorité des autres usages domestiques.

Le coût réel de la recharge en autoconsommation solaire descend à environ 2,50 € pour 100 km (base 15 kWh/100 km, coût marginal PV amorti). En tarif heure pleine au tarif réglementé Bleu EDF 2026 (autour de 0,2516 €/kWh TTC), le même trajet revient à 5,00 € pour 100 km. L’économie unitaire est donc de l’ordre de 2,50 € pour 100 km, soit 250 € sur 10 000 km annuels — sans compter la revalorisation de l’excédent injecté.

Scénario de recharge Coût kWh effectif Coût pour 100 km (15 kWh) Coût annuel (15 000 km)
Tarif heure pleine (réseau) 0,2516 € TTC 3,77 € 566 €
Tarif heure creuse (réseau) 0,2068 € TTC 3,10 € 465 €
Autoconsommation solaire directe ~0,06–0,09 € (coût marginal PV) ~1,20 € ~180 €
Mix solaire + HC (50/50) ~0,13 € moyen ~1,95 € ~293 €

Le pilotage de l’excédent solaire vers la borne nécessite un EMS (Energy Management System). Ce dispositif mesure en temps réel la production PV, la consommation domestique et oriente le surplus vers la borne plutôt que vers le réseau. Depuis le 1er janvier 2026, la présence d’un EMS est une condition formelle pour bénéficier du taux de TVA réduit à 5,5 % sur l’installation photovoltaïque couplée à une borne IRVE résidentielle. Sans EMS certifié et déclaré, l’installateur doit facturer à 10 % ou 20 % selon la nature des travaux.

Les EMS résidentiels compatibles IRVE disponibles en France en 2026 fonctionnent généralement via communication Modbus TCP, OCPP 1.6 ou protocoles propriétaires. Parmi les architectures courantes : compteur de production connecté → box domotique ou gateway EMS → borne IRVE pilotable. La modulation de puissance de charge doit être dynamique (pas seulement on/off) pour tirer pleinement parti des variations de production. Les bornes compatibles avec ce mode de pilotage fin incluent notamment les modèles EVBox Elvi, Wallbox Pulsar Plus et Schneider EVlink Pro AC.

Sur le plan électrique, un couplage 3 kWc PV + Wallbox 7,4 kW implique que la borne peut appeler plus que la production instantanée. L’EMS doit gérer la priorité des usages et le seuil d’appel réseau toléré. Pour une maison sous abonnement Linky 9 kVA (41 A), la somme des appels simultanés (four, borne, cumulus) doit rester sous ce seuil. La délestage automatique piloté par l’EMS est obligatoire dans ce type d’installation.

V2H et V2G en France 2026 : recharger sa maison avec sa voiture

La bidirectionnalité des flux électriques entre véhicule et bâtiment recouvre trois concepts distincts qu’il convient de ne pas confondre sur le plan technique et réglementaire.

  • V2L (Vehicle-to-Load) : la batterie du véhicule alimente directement des appareils via une prise intégrée à la voiture (230 V, jusqu’à 3,7 kW). Aucune infrastructure spécifique requise côté habitation. Ne nécessite pas de borne bidirectionnelle.
  • V2H (Vehicle-to-Home) : le véhicule reinjecte de l’électricité dans le circuit domestique via une borne bidirectionnelle dédiée. Permet d’alimenter le logement en cas de coupure ou de piloter l’autoconsommation. Nécessite une homologation spécifique de la borne et du connecteur.
  • V2G (Vehicle-to-Grid) : le véhicule renvoie l’électricité vers le réseau de distribution public. Implique un agrément Enedis, un compteur communicant bidirectionnel et un cadre contractuel de revente. C’est le stade le plus avancé, encore en phase d’expérimentation en France.

En 2026, le V2L est la fonctionnalité bidirectionnelle la plus accessible sur le marché français. Elle est disponible sur plusieurs modèles commercialisés :

  • Hyundai IONIQ 5 et IONIQ 6 : V2L 16 A (3,68 kW) via adaptateur prise de charge ou prise dédiée sous le plancher arrière. V2H possible via adaptateur externe non homologué Enedis à ce jour.
  • Kia EV6 et EV9 : V2L identique à l’architecture Hyundai-Kia (plateforme E-GMP partagée).
  • Renault 5 E-Tech : V2L 3,7 kW via prise intégrée sur le flanc du véhicule, disponible sur les finitions supérieures.

Le V2H et V2G restent, en France, confrontés à des verrous réglementaires significatifs. Enedis soumet l’injection depuis un stockage domestique (y compris batterie de VE) à des exigences d’homologation précises : protection de découplage conforme à la norme NF EN 50549-1, onduleur bidirectionnel certifié, signalement au gestionnaire de réseau. Aucune borne V2H grand public n’a, à ce jour, obtenu l’homologation complète Enedis pour une commercialisation résidentielle généralisée en France.

Côté constructeurs, les annonces pour 2026 sont les suivantes :

  • Tesla Cybertruck : V2G annoncé en février 2026, non commercialisé en France (format CCS Combo 1 nord-américain incompatible avec le réseau français sans adaptateur homologué).
  • Nissan LEAF et Ariya : V2G annoncé courant 2026 via CHAdeMO bidirectionnel pour la LEAF (technologie éprouvée au Japon depuis 2013). L’Ariya utilise le CCS Combo 2 ; la compatibilité V2G en Europe reste conditionnée à l’homologation des bornes partenaires.
  • Ford F-150 Lightning : V2H opérationnel aux États-Unis (via Ford Charge Station Pro, 19,2 kW bidirectionnel). Pas de date de commercialisation en France ; le modèle n’est pas distribué sur le marché européen.

Les perspectives réelles pour le V2G résidentiel en France sont liées à l’évolution du cadre Enedis et aux expérimentations en cours (notamment le programme Smart Charging porté par l’ADEME). Une généralisation avant 2027-2028 paraît peu probable à l’échelle grand public, malgré les annonces constructeurs.

Comparatif marques wallbox 2026 : Schneider, Hager, Legrand, Wallbox, EVBox

Le marché résidentiel des bornes IRVE en France est dominé par cinq marques disposant de réseaux d’installateurs certifiés IRVE, de gammes conformes à la norme NF EN 61851 (mode 3) et aux exigences NF C15-100 amendement A5. Le choix d’une marque dépend de critères techniques (puissance, pilotage, intégration PV), économiques (prix HT, garantie) et pratiques (réseau SAV, compatibilité domotique).

Schneider Electric — EVlink Home : acteur historique de l’électrotechnique, Schneider propose une borne résidentielle positionnée sur la robustesse et l’intégration dans les tableaux électriques de sa gamme. L’EVlink Home est disponible en 7,4 kW monophasé et 11 kW triphasé, avec pilotage via application dédiée et compatibilité Wiser (domotique Schneider). Le réseau d’installateurs partenaires est dense, notamment via les distributeurs électrotechniques Rexel et Sonepar.

Hager — Witty : la gamme Witty (Solo, Home, Share) couvre les besoins résidentiels de 7,4 à 22 kW. Le pilotage par application et la modulation de charge sont intégrés. Hager bénéficie d’un écosystème domotique (Coviva) permettant l’intégration avec des systèmes tiers. Forte présence chez les électriciens généralistes via le réseau Hagercombiplast.

Legrand — Green’Up : Legrand adopte une approche modulaire avec la gamme Green’Up, allant de la simple prise renforcée 16 A (Green’Up Access) à la borne pilotée connectée. L’option socket 16 A simple reste pertinente pour des usages à faible kilométrage ; la borne pilotée Green’Up Premium intègre la gestion de charge dynamique et la communication avec les systèmes d’énergie Legrand. Prix HT compétitifs sur l’entrée de gamme.

Wallbox — Pulsar Plus : marque espagnole positionnée sur le pilotage applicatif et la modulation dynamique. Le Pulsar Plus est compact (format optimisé pour l’installation en garage), disponible en 7,4 kW et 11 kW, avec une application myWallbox reconnue pour son ergonomie et ses fonctions de programmation avancée. La modulation de charge en temps réel (adaptation automatique à la puissance disponible) est une des plus abouties du segment résidentiel. Compatible avec plusieurs solutions EMS tierces.

EVBox — Elvi : borne résidentielle haut de gamme, l’Elvi se distingue par sa compatibilité native OCPP 1.6, qui permet une intégration avec les plateformes de gestion d’énergie open source et les solutions de supervision professionnelles. L’intégration solaire avancée (pilotage via signal externe EMS) en fait un choix de référence pour les installations couplées PV. Disponible en 7,4 kW et 11 kW.

Marque Modèle phare Puissance disponible Prix HT 2026 (fourchette) Pilotage application Garantie Intégration PV / EMS
Schneider Electric EVlink Home 7,4 kW / 11 kW 350 – 700 € Oui (app + Wiser) 3 ans Partielle (via domotique)
Hager Witty Home 7,4 kW / 11 kW / 22 kW 400 – 650 € Oui (app + Coviva) 3 ans Oui (via Coviva/EMS tiers)
Legrand Green’Up Premium 7,4 kW / 11 kW 400 – 700 € Oui (app Legrand) 2 ans Modulaire (selon config.)
Wallbox Pulsar Plus 7,4 kW / 11 kW 550 – 800 € Oui (myWallbox, avancée) 3 ans Oui (modulation dynamique)
EVBox Elvi 7,4 kW / 11 kW 500 – 750 € Oui (app EVBox) 3 ans Oui, native (OCPP + EMS)

Sur le plan du réseau d’installateurs, Schneider et Hager bénéficient des bases de prescripteurs les plus larges en France, avec des certifications IRVE disponibles chez la majorité de leurs partenaires électrotechniques. Wallbox et EVBox s’appuient sur des réseaux d’installateurs certifiés indépendants, souvent spécialisés mobilité électrique, avec une couverture nationale suffisante mais moins dense en zones rurales. Legrand dispose d’une distribution large mais avec un positionnement davantage orienté électricité générale que spécialisation IRVE.

Pour une installation résidentielle standard (maison individuelle, compteur 9 kVA, recharge nocturne ou solaire), le 7,4 kW monophasé reste la référence. Le passage à 11 kW triphasé n’est justifié qu’en cas de kilométrage élevé (au-delà de 25 000 km/an) ou de véhicule chargé rapidement entre deux trajets courts. Le 22 kW triphasé implique obligatoirement un abonnement Linky triphasé 12 ou 15 kVA, sans bénéfice réel en usage résidentiel classique.

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